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L'actualité de la MauritanieUn peu d'histoire de la MauritanieUn peu de culture de la Mauritanie


État du Maghreb (1 032 460 km2), limité au nord par le Maroc, au nord-est par l'Algérie, à l'est par le Mali, au sud par le Sénégal, à l'ouest par l'océan Atlantique, la Mauritanie est indépendante depuis 1960. Son existence et ses frontières ont longtemps été contestées.

Géographie physique
La population
L'économie
L'agriculture
La pêche
Les mines et l'industrie
La dette extérieure

 

Géographie physique

La Mauritanie est une vaste pénéplaine désertique, traversée suivant un axe nord-sud par une série de plateaux et de falaises dhars qui délimitent deux zones arides parsemées d'importantes formations de dunes: une plaine maritime à l'ouest, une vaste région sédimentaire à l'est, dont le point culminant, la Kediet ej-Jill (ou Kedia d'Idjil), atteint à peine 915 m. Rocheuses au nord du cap Blanc, les côtes sont sableuses et rectilignes au sud du cap Timiris.

Trois masses d'air intéressent la Mauritanie: l'alizé maritime qui souffle sur le littoral, l'alizé continental chaud et sec, et la mousson atlantique qui fournit l'essentiel des pluies. À l'exception de l'extrême sud, territoire constitué par les terres alluvionnaires de la vallée du fleuve Sénégal, où les précipitations atteignent encore 500 à 600 mm annuels, l'aridité est partout marquée. Il ne pleut que 100 mm/an en moyenne à Nouakchott et à Atar, tandis qu'au nord du 22e parallèle et sur le littoral les pluies sont presque absentes. Le seul domaine hydrographique d'écoulement permanent est celui du fleuve Sénégal, dont les affluents ne sont que des oueds intermittents. Partout ailleurs, les écoulements sont saisonniers et l'absence de tout cours d'eau caractérise la Majabat el-Koubra et les plaines sèches du nord. La température moyenne annuelle est supérieure à 25 °C.

Au nord, dans la zone saharienne, la végétation n'existe qu'à proximité des ruissellements et, hors des zones arrosées, sous forme d'une multitude de petites plantes grasses. Dans le reste du pays, la savane faiblement arborée est constituée de graminées et d'épineux. Les pluies et les crues du fleuve Sénégal font de l'extrême Sud l'unique zone de végétation permanente et diversifiée du pays. Sur ses berges, on cultive principalement du riz. Entre l'embouchure et Rosso, le barrage de Diama assure l'irrigation de vastes étendues de terre et fournit de l'électricité.

 

La population

La population (estimée à 2,5 millions d'habitants ; [estimation 1997]) comprend des Maures, d'origine arabo-berbère (81,5 % de la population totale), des Wolofs (6,8 %), desToucouleurs (5,3 %), des Sarakolés, dits aussi Soninkés (2,8 %), des Peuls (1,1 %). La densité (2,2 h./ km²) est l'une des plus faibles du monde.

Après l'indépendance, en 1960, la construction de l'identité nationale a été prise en charge par la majorité arabo-berbère. Les Mauritaniens sont musulmans sunnites à 99 %. Pays de nomades en 1960, la Mauritanie est devenue une terre de sédentaires. La politique gouvernementale de lutte contre la sécheresse a fixé les deux tiers des éleveurs dans de petites localités regroupant souvent moins de 500 habitants. Les nomades (70 % avant 1960) ne constitueraient plus aujourd'hui que 15 % de la population totale, et plus de 52 % des Mauritaniens vivent désormais en ville. La capitale, Nouakchott, qui compte 500 800 habitants [1994], est une ville nouvelle construite, à partir de 1960, sur l'ancien poste militaire de Ksar. Les autres villes sont Nouadhibou (60 000 habitants), Kaédi (30 000 habitants), Atar (29 000 habitants), Rosso (27 000 habitants), Zouérate (25 000 habitants). La population connaît un taux d'accroissement naturel de 2,6 % par an [estimation 1997] et on l'estime à 3 millions d'habitants en l'an 2 000. Les beidanes, les anciens maîtres, constituent 70 % de la population et entendent imposer leur loi aux haratine, leurs anciens captifs, dont le statut d'esclaves n'a été officiellement supprimé qu'en 1980. Concentrées dans les départements du sud, les populations noires sont de plus en plus exclues de l'appareil administratif et les tensions sont vives entre les communautés.

Les langues officielles sont l'arabe et le français. Les langues usuelles sont le hassaniya, dialecte arabe (parlé par 81,5 % de la population), le wolof (6,8 %), le poular des Toucouleurs (5,8 %), le soninké (2,8 %), le peul ou fulfuldé des Bororos (1,1 %), le bambara (1 %), les autres langues, dont l'azer, étant parlées par une très faible part de la population.

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L'économie

Pays pauvre parmi les plus pauvres, le pays se relève à peine en 2000 d'une terrible décennie de sécheresse qui a décimé ses troupeaux et ravagé son environnement. La moitié de sa population vit en-dessous du seuil de pauvreté, qui avait été évalué en 1997 par un rapport de la PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement) à 1 800 francs par an et par habitant.

Tributaire de la pêche, du minerai de fer et de l'aide internationale, la Mauritanie souffre de l'insuffisance chronique des pluies qui handicape gravement l'agriculture. Elle dispose, en revanche, d'atouts certains: une zone de pêche très riche, des mines de fer à haute teneur et une bonne position géographique. La croissance annuelle (moyenne de 4 % sur la période 1988-1998), a été de 3,5 % [1998].

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L'agriculture

Les activités agricoles, victimes de sécheresses répétées, ne fournissent plus qu'un quart du PIB. L'élevage a été le grand perdant des trente dernières années. Touchés par les graves déficits pluviométriques de 1972 et de 1982-1984, certains troupeaux n'ont pas encore été reconstitués: on compte par exemple moins de 1 500 000 bovins contre 2 000 000 en 1969. À l'exception des oasis de palmiers-dattiers (Adrar, Tagant, Assaba, Affolé) dont la production stagne (12 000 t en 1994) et des îlots maraîchers irrigués, c'est au sud du 18e parallèle que sont concentrées les cultures, le long du fleuve Sénégal. La production de mil et de sorgho demeure très irrégulière (variant de 50 000 à 130 000 t), de même que la production de paddy (50 000 à 52 000 t selon les années). L'agriculture couvre environ la moitié de la consommation nationale, quelquefois moins du tiers, et les importations céréalières n'ont cessé de croître (166 000 t en 1980, 286 000 t en 1993), comme l'aide alimentaire.

Membre de l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), la Mauritanie compte sur le développement de casiers irrigués le long du Sénégal et sur l'aménagement du lac Rgiz pour promouvoir la production rizicole. La superficie totale irrigable dans la vallée est estimée à 375 000 ha, dont 126 000 en Mauritanie, mais moins de 20 000 ha sont équipés. Avec la mise en service du barrage de Manantali (Mali) en 1988, le débit du fleuve est plus régulier et le barrage de Diama (Sénégal, 1986) permet d'éviter la remontée des eaux marines en saison sèche. Le programme d'ajustement du secteur agricole (PASA) 1992-1996, prévoyait l'irrigation de 47 000 ha supplémentaires et visait à couvrir 47 % des besoins du pays.

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La pêche

Jusqu'en 1989, la pêche maritime a connu une spectaculaire expansion. Afin de diversifier ses recettes, l'État a décidé de mieux contrôler l'exploitation des ressources halieutiques marines, qui abondent grâce au courant froid des Canaries. Des contrats ont été passés avec l'Union européenne, le Japon, la Russie, et la pêche industrielle, organisée à partir de Nouadhibou, fournit environ 30 % du PNB et plus de 50 % des recettes d'exportation Mais la surexploitation menace les équilibres. Depuis 1990, les tonnages diminuent (moins de 250 000 t) et les armateurs japonais et coréens rapatrient leurs profits via leur base de Las Palmas. La pêche artisanale motorisée est contrôlée par des prêts dedes Sénégalais et des Ghanéens. Une vaste réorganisation, financée par des prêts de la Banque mondiale, est en cours depuis 1991.

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Les mines et et l'industrie

L'industrie, qui fournit environ 15 % du PIB, est fondée sur les activités minières. Depuis 1974, la Société nationale industrielle et minière (SNIM), entreprise d'État à 80 %, contrôle l'extraction du minerai de fer de la Kediet ej-Jill (F'Derick), lancée en 1963. À Zouérate, trois mines à ciel ouvert, reliées au port minéralier de Nouadhibou par une voie ferrée longue de 750 km, fournissent 10 à 11 millions de t/an d'un minerai à haute teneur (65 %); cette exportation représente 12 % du PIB, 45 % de la balance commerciale et 15 % du budget de l'État [1999], mais les réserves seront épuisées vers 2010. Depuis 1984, une production de concentrés est obtenue grâce à l'enrichissement de minerais provenant du Rhein et du nouveau site de M'haoudat. La SNIM contrôle aussi le gisement de cuivre d'Akjoujt, mais l'usine d'enrichissement a été fermée en 1988. Seule la production de gypse (Sebkha de Ndramcha, au nord de Nouakchott) complète l'extraction du minerai de fer. Du cuivre a été trouvé à Akjoujt. L'industrie manufacturière (agroalimentaire et textile) demeure peu développée et aucun des projets d'industrialisation lourde des années 1970 n'a été réalisé.

Le pays dispose d'un réseau routier de 7 558 km (1 700 km bitumés) et d'un réseau ferroviaire de 689 km (voie minière Zouérate-Nouadhibou). Principaux aéroports: Nouakchott (220 000 passagers) et Nouadhibu (87 300 passagers). Principaux ports: Nouadhibou (10 millions de t) et Nouakchott (640 000 t).

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La dette extérieure

Des grands travaux (axe routier Nouakchott-Néma reliant la côte aux régions orientales, aménagement du nouveau port de Nouakchott) ont permis d'ouvrir l'espace mauritanien, mais la situation économique et financière du pays demeure catastrophique. Le plan d'ajustement structurel (assainissement des finances publiques, privatisations et libéralisation des échanges extérieurs) appliqué depuis 1985 n'a pas donné les résultats escomptés et le plan de consolidation et de relance 1989-1991 n'a eu que peu d'effets (le taux de chômage dépassait 26 % en 1998). La valeur des exportations (369 millions de dollars en 1998) reste inférieure à celle des importations (387 millions de dollars).

Surtout, la Mauritanie, qui fait partie des pays pauvres très endettés (PPTE), est écrasée par une dette extérieure qui, malgré des rééchelonnements successifs, est passée en quinze ans de 2 milliards à 2,59 milliards de dollars, et représentait en 1999 l'équivalent de 210 % du PNB (rapport service la dette/exportations = 29,5 %); en 1998, le service de la dette a été supérieur à l'ensemble du budget consacré par le pays aux dépenses sociales de toute nature. Les rééchelonnements successifs de cette dette n'ayant fait que repousser d'année en année la situation de faillite virtuelle dans laquelle se trouve l'économie mauritanienne, le FMI et les pays du Club de Paris ont été amenés en avril 2000 à annuler 40 % de la dette multilatérale et 90 % de la dette bilatérale (cependant, le service de la dette non annulée représentera encore près de 20 % de la valeur annuelle des exportations en 2000, et 8 % en 2010). En échange de cette annulation, le gouvernement mauritanien s'est engagé à appliquer un nouveau programme économique de lutte contre la pauvreté (formation, amélioration des infrastructures de santé, etc.) négocié avec le FMI.

(Source : Yahoo Encyclopédie)


 




 

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